L'AUTEUR | Biographie

Qui suis-je?

NOM : Jean-Marie Dumarquez
NATIONALITÉ : citoyen du monde, français par hasard, mais avec d'excellentes raisons d'en être fier
FAMILLE : marié, une fille, un petit-fils
RÉSIDENCE : la banlieue toulousaine
PROFESSION : agent immobilier
PASSION : écrire
DEVISE FAVORITE : Carpe diem - profiter du moment présent !

Je suis né en 1952 au cœur de la Champagne Pouilleuse, à Saint-Dizier, en Haute-Marne. J’ai découvert l’Alsace, un peu plus tard, au hasard des pérégrinations professionnelles familiales, et, à l’âge de quinze ans, Toulouse où je suis resté.

D’une enfance heureuse je retiens surtout cette région du Nord où j’ai passé jusqu’à l’adolescence plusieurs mois par an chez mes grands parents maternels et paternels et où sont ancrées mes racines, tant en baie de Somme que dans les corons du pays minier. Et je ne suis pas peu fier de pouvoir affirmer qu’avec trois langues maternelles – le picard, le ch’timi et... le français – on possède ce petit quelque chose en plus qui forge une identité.

Après un bac littéraire obtenu à l’arraché au Lycée Pierre de Fermat, j’ai fréquenté la Faculté de Lettres Modernes et, conjointement, l’Institut de Sciences Politiques de Toulouse. Je dis bien « fréquenté »… sans assiduité, en adepte du tourisme universitaire. La course aux diplômes n’entrait pas dans mes schémas : m’orner l’esprit me paraissait suffisamment gratifiant. Nous étions dans la mouvance de l’après mai 68, avec tout ce que cela impliquait : tout oser, tout tenter, tout goûter (surtout ce qui était interdit), la révolution dans la tête et l’insouciance en bandoulière.

Comme pour beaucoup, la vie s’est chargée de m’embourgeoiser. Exit le révolutionnaire, reste le rebelle. Sans diplômes représentatifs, j’ai toutefois obtenu ceux requis pour exercer ma profession d’agent immobilier. Il fallait bien gagner sa vie. Moi qui, peu de temps auparavant, clamais haut et fort que ma vie m’appartenait et qu’en conséquence je n’avais pas à la « gagner », je me suis mis au boulot, comme tout le monde – ou presque. De toute façon, avec une femme et une petite fille qui n’avait pas demandé à débarquer dans ce monde de brutes, un autre choix m’était-il permis ? Il y a un temps pour tout…

Et l’écriture, me direz-vous ? Elle m’a accompagné, tout au long de ces années, comme une amie fidèle et parfois comme une bête malfaisante. J’ai toujours beaucoup lu et beaucoup écrit : lu en jalousant les bons auteurs et écrit avec la pleine conscience du chemin à parcourir pour entrer dans la cour des écrivains. Que de pages noircies… puis déchirées ! Si ma corbeille à papier pouvait parler… De tous les poèmes, textes courts ou billets d’humeur que ma plume a crachés, bien peu ont survécu à ma censure. Ecrire restait un rêve, un vague projet qui me titillait, toujours freiné ou empêché par le manque de temps, de moyens, d’énergie… par la vie. Ou, plus prosaïquement et plus vraisemblablement, par l’absence de volonté véritable !

L’immobilier ne m’a pas enrichi : faire fortune ne faisait pas partie de mes projets de vie. Si ma profession m’a nourri, avec quelques hauts et beaucoup de bas, elle m’a surtout permis des contacts et des relations humaines qui ont alimenté ma « banque de données ». L’écrivain qui ne se nourrit pas de la vie est un écrivain mort.

A quarante-cinq ans – la maturité aidant –, j’ai décidé d’écrire un roman… et de le terminer ! Il était grand temps de donner une réalité au rêve… Mon livre achevé, je me suis empressé de l’adresser aux plus grands éditeurs, inconscient qu’il ne s’agissait encore que d’un roman en devenir, une ébauche de travail littéraire, un brouillon. Ecrire est plus exigeant ! J’ai donc remis mon ouvrage sur le métier, pris conseil, écrit depuis d’autres romans de « tiroir », découvert le monde de l’édition, un monde que je ne soupçonnais pas, avec son lobbying, ses exigences et ses petites compromissions. Un monde guère différent de celui de l’immobilier où je sévis depuis trente ans ! Mais un monde dans lequel je suis aujourd’hui fermement décidé à entrer, quitte, s’il le faut, à en enfoncer les portes, intimement convaincu que le rêve ne devient pas réalité sans un total engagement.